Les fintechs apportent des innovations technologiques qui perturbent les modèles traditionnels. Leur force réside dans leur capacité à lever des fonds importants – ce qu’un acteur traditionnel a plus de mal à le faire – et à attirer des clients grâce à des solutions numériques efficientes : c’est leur atout majeur. Cependant, leur succès à long terme, à notre avis n’est pas garanti car comprendre et à répondre aux besoins des clients Français, particulièrement mal formés (et ce n’est pas de leur faute !) au financier, reste très compliqué.
Est-ce une menace pour les « artisans » du métier ? Nous ne le pensons pas car à notre sens ces nouveaux entrants ne connaissent finalement pas si bien le métier « vu du terrain » et comme dans tous les modèles de start-up, la rentabilité semble aléatoire, l’objectif étant de revendre la structure dès qu’elle aura des encours attrayants. Or sur ce marché spécifique il faut du temps. Il faut pouvoir tenir et leurs frais de structure semblent énormes.
L’erreur selon nous est de penser que la technologie est déterminante quand on s’adresse aux clients – d’autant plus s’ils sont fortunés alors que c’est l’humain qui fait la différence. Une certaine frange de clients autonomes existe assurément mais elle nous apparait peu nombreuse. Alors pensez-vous que les fintechs vont continuer à croître dans ce secteur ou qu’elles finiront par se heurter à des obstacles insurmontables ?



